Le 5 novembre 2025, les ministres de l'Environnement des États membres de l'UE se sont accordés sur un ajustement central de la politique climatique européenne : ils souhaitent Commencer du nouveau système d'échange de quotas d'émission pour les bâtiments et le transport routier (UEETSIIpour un an sur2028décaler. Le système était initialement prévu pour 2027 et vise à imposer un prix aux émissions de CO₂ dans ces secteurs à l'échelle européenne par le biais de certificats négociables, remplaçant ainsi les taxes nationales sur le CO₂ à long terme. En raison de la clause sur les prix de l'énergie, la Commission européenne aurait eu jusqu'au 15 juillet 2026 de toute façon pour retarder l'introduction du système. Avec la nouvelle proposition de report des ministres de l'UE, Approbation du Parlement européen maintenant cependant très probable.
Avec l'introduction retardée, les ministres réagissent aux prix élevés persistants de l'énergie et aux demandes de certains États membres, notamment d'Europe centrale et orientale, qui appellent à une transition plus prudente. Parallèlement, le Conseil a réaffirmé l'objectif général de réduire les émissions européennes de gaz à effet de serre de 90 % d'ici 2040 par rapport à 1990. La décision s'inscrit dans le cadre du projet de loi européenne sur l'objectif climatique de 2040, qui doit être voté au Parlement européen avant la fin de l'année.
Le système d'échange de quotas d'émission de l'UE II a une importance structurelle.
Le SEQE-UE II est la deuxième phase d'expansion du système européen d'échange de quotas d'émission, qui couvre jusqu'à présent les industries à forte intensité énergétique et le secteur de l'électricité. Le nouveau marché vise à couvrir à l'avenir les transports et le chauffage des bâtiments – c'est-à-dire des domaines où les solutions nationales s'appliquent jusqu'à présent. En Allemagne, cela concerne le système national d'échange de quotas d'émission conformément àBEHG, qui va maintenant probablement se poursuivre une année de plus.
À partir du 1er janvier 2026, en Allemagne jusqu'à présent une taxe carbone basée sur les enchères est prévue comme mesure transitoire. Les prix des certificats devraient se situer dans une fourchette de prix prescrite entre55et65Euro Pro Tonne bewegen, mit einem Nachkaufpreis von 68 Euro, falls die Auktionsmengen erschöpft sind. Ob der noch fixe CO₂-Zertifikatpreis von 55 Euro um ein Jahr verlängert oder die Übergangsregelung nun zwei Jahre gelten wird, muss nun in den kommenden Wochen entschieden werden.
Les entreprises concernées devront donc calculer leurs coûts de CO₂ sur la base des résultats d'enchères d'ici 2026 ou 2027, ce qui entraîne une incertitude accrue quant aux prix. Ce n'est qu'à partir de 2028, avec le SEQE-UE II, que le prix des quotas de CO₂ sera entièrement déterminé par l'offre et la demande sur le marché européen. Diverses études ont jusqu'à présent estimé les coûts de CO₂ lors de l'introduction du système en 2027 à 200 à 350 euros pro Tonne. Il reste à voir si cette explosion de prix attendue sera atténuée par le report du lancement du système d'échange de quotas d'émission de l'UE II.
Raisons du report de l'ETS II
Plusieurs facteurs politiques et économiques mènent à cette décision :
- Les prix élevés et persistants de l'énergie depuis 2022 pèsent sur les ménages et les petites entreprises dans l'UE.
- Des pays comme la Pologne, la République tchèque et la Hongrie demandent plus de temps pour préparer la compensation sociale des ménages à faible revenu.
- Le Fonds social pour le climat, qui vise précisément à créer cette compensation, sera lancé en 2026 et nécessitera un délai administratif supplémentaire.
- Les autorités nationales doivent adapter leurs systèmes de rapport, leurs normes de données et leurs mécanismes de facturation à la norme européenne à venir.
La politique espère par ce report une mise en œuvre plus ordonnée, sans modifier la trajectoire à long terme de la décarbonisation. Elle montre en même temps que la faisabilité socio-économique est de plus en plus comprise comme une composante intégrale de la politique climatique européenne.

Impacts sur le marché du CO₂
La décision aura également un impact sur la formation des anticipations sur le marché du carbone. Les analystes s'attendent désormais à ce que le prix moyen du CO₂ dans le système d'échange de quotas d'émission de l'UE I établi (secteurs industriel et de la production d'électricité) reste stable à court terme, et que le report de l'ETS II amortisse quelque peu les prix de départ. Cependant, pour le système allemand de quotas d'émission nEHS, les experts s'attendent à un prix du CO₂ à la limite supérieure (65 euros) d'ici 2028, car les acteurs du marché intègrent déjà la pénurie européenne garantie à partir de 2028. De nouvelles prévisions et analyses examineront de plus près l'effet du report du lancement de l'ETS II de l'UE sur les prix des certificats de CO₂ dans les semaines à venir.
Le report du lancement de l'ETS II à 2028 soulève deux questions supplémentaires qui doivent être résolues de toute urgence par la politique :
- Qu'advient-il du Fonds social pour le climat, qui devrait en principe mettre à disposition chaque année environ 86 milliards d'euros issus des recettes du système d'échange de quotas d'émission (SEQE) à partir de 2026, afin d'alléger la charge des ménages à faible revenu et de promouvoir des programmes d'efficacité énergétique.
- La feuille de route pour la fusion de l'ETS I et de l'ETS II, initialement prévue pour 2031, est-elle également en danger ?
Report du lancement de l'UE ETS II comme exercice d'équilibriste politique
Bien que le report de l'ETS II ne soit pas un recul flagrant de la politique climatique européenne, c'est peut-être une étape intermédiaire nécessaire. Il permet de stabiliser l'infrastructure technique et les instruments d'accompagnement sociaux sans changer la direction à long terme. Si cela réussit et que les effets ne sont pas simplement repoussés d'un an, c'est un signe positif pour l'économie en Europe. L'année 2028 reste ancrée dans la loi comme point de départ contraignant – l'UE maintient son cap vers la neutralité climatique, combiné à une proximité économique avec la réalité.